Née à Bruxelles en 1963

Pendant plus de vingt ans, mon travail a été essentiellement axé sur l'être humain, son regard, sa solitude, son individualité, ainsi que sur l'universalité et l'intemporalité des sentiments.

Il a également été un travail de mémoire.

L'année 2017 se révéla celle de nouvelles envies... Entre autres celle de l'abstraction, que j'ai toujours affectionnée mais à laquelle je ne touchais que sporadiquement, comme pour me vider de tous ces regards et ces histoires contées à travers l'art durant toutes ces années.

Le noir très présent dans mon travail m'a été insufflé par un beau texte de Pierre Soulages:

"Un jour je peignais, le noir avait envahi toute la surface de la toile, sans formes, sans contrastes, sans transparences. Dans cet extrême  j'ai vu en quelque sorte la négation du noir. Les différences de texture réfléchissaient plus ou moins faiblement la lumière et du sombre émanait une clarté, une lumière picturale, dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre.  Mon instrument n'était plus le noir, mais cette lumière secrète venue du noir."

Au-delà du travail plus que passionnant qu'est celui de cette "non couleur", j'ai ressenti un besoin toujours plus grandissant de minimalisme.  La lecture du livre, de David Foenkinos, "Charlotte" (vie de Charlotte Salomon, artiste peintre), tissé de phrases courtes et incisives  d'une profondeur et d'une intensité extrêmes, n'a fait que me conforter dans l'idée qu'en quelques traits essentiels on peut tenter d'approcher l'essence même des choses et de faire le "juste pas trop".

La nécessité et l'urgence de ce minimalisme s'inscrivent dans la profondeur de la matière puisée dans l'éventail sans cesse grandissant de médiums, que je choisis au gré de mes envies, inspirations et recherches.